Beignets de tomates vertes

Auteur : Flagg, Fannie

Format : 474 pages

Note :

La 4ème de couverture

Au sud de l’Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d’une voie ferrée… Ninny, quatre-vingt-six ans, se souvient et raconte à Evelyn les histoires incroyables de Whistle Stop. Et Evelyn qui vit très mal l’approche de la cinquantaine et sa condition de femme rangée, découvre un autre monde. Grâce à l’adorable vieille dame, elle peut enfin se révéler, s’affirmer… Une chronique nostalgique et tendre, généreuse et colorée, pleine de saveur et d’humour. Un baume au cœur, chaud et sucré.

Le pitch

Dans les années 80, en Alabama, chaque dimanche, Evelyn Couch rend visite à sa belle-mère. Elle est logée en maison de retraite à Rose Terrace. Cette femme au foyer à la vie ennuyeuse et mal dans sa peau, va se lier d’amitié avec Ninny, une dynamique et bavarde octogénaire qui va, par le biais de ses souvenirs, l’emporter dans les années 20 et lui raconter « les incroyables histoires » de la famille Threadgoode et de la petite ville de Whistle Stop dont elle est originaire.

Son récit commence le 12 juin 1929, à l’époque de la Grande Dépression, lors de l’ouverture du Whistle Stop Café par Idgie et Ruth les 2 femmes propriétaires et se poursuit sur 3 générations.

Le sud des Etats-Unis dans les années 20, c’est une société encore bloquée avec ses préjugés, son intolérance, la ségrégation raciale. Idgie Threadgood jeune femme rebelle, garçon manqué, avec une forte personnalité et un cœur immense, voue un amour fou à Ruth. Ruth et Idgie, c’est une histoire d’amitié, d’amour simple, discret et éternel.
Les 2 héroïnes entourées de leur famille et de leurs amis, blancs et noirs ainsi que tous les habitants de Whistle Stop vont vivre de nombreuses péripéties durant toutes ses années sans jamais perdre leur humanité et leur bonté.

Chaque semaine, grâce à ces moments de vie racontés par Ninny et ce bonheur contagieux, Evelyn va retrouver joie et raison de vivre.

L’avis de Marion

Beignets de tomates vertes est un livre que j’ai depuis longtemps dans ma PàL (Pile à Lire). J’ai toujours reculé sa lecture car la 4ème de couv’ ne m’emballait pas plus que ça, malgré les nombreux échos positifs que j’en avais. C’est donc avec beaucoup d’attentes que je me suis décidée à le lire. Un peu trop peut-être…
Après avoir tourné la dernière page, je reste sur ma fin et suis un peu déçue.

C’est une jolie chronique où l’ambiance du sud des Etats-Unis et l’accent de l’Alabama sont bien ressentis. Les personnages sont très humains et surtout solidaires en dépit d’un racisme évident. Bien écrit et très inventif par sa forme légère, malgré un fond assez lourd lié à une période difficile d’entre deux guerres, il y a du rythme avec le passage d’une époque à l’autre ou le bulletin hebdomadaire de la gazette.

Humour et émotion sont liés avec justesse mais il y a également quelques défauts.

J’ai trouvé tout d’abord, qu’il y a avait trop de personnages et par conséquent trop d’intrigues. Un peu perdue parfois, je ne savais plus trop de quel personnage il s’agissait. Certains passages me semblaient de trop, voir inintéressants.

De plus, j’aurais préféré un peu plus de profondeur et d’intensité. Que ce soit concernant les relations entre les noirs et les blancs, que la relation entre Idgie et Ruth. Tout est exprimé superficiellement, sous entendu. Les deux héroïnes en sont vraiment par leur énergie, leur humanité, leur choix de vie et leur entourage. Elles rayonnent sur toute la communauté. Ce sont deux caractères très forts qui, à mon sens, sont sous-exploités. Dommage ! J’ai vraiment adoré le personnage d’Idgie qui n’a peur de rien, pleine de bon sens et prête à tout pour le bonheur de ses proches. Forte, courageuse et dotée de beaucoup d’altruisme, ce caractère bien affirmé la mènera parfois dans des situations difficiles.

Enfin, je n’ai pas accroché par l’histoire dans l’histoire. Je crois que finalement j’aurais préféré lire la vie de la famille Threadgood à Whistle Stop sans ce parallèle avec Ninny et Evelyn , personnage sans personnalité.

Le club des Cornichons, le Whistle Stop Café, l’Alabama, il se dégage une atmosphère particulière à la lecture. On a envie d’aller y faire un tour, de goûter tous ces plats (dont vous trouverez les recettes à la fin du livre), de faire la connaissance de cette famille et de ces habitants hauts en couleur et attachants.

Beignets de tomates vertes, qui m’a rappelé l’ambiance de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee (que Cassiopée vous recommande +++) parle de tranches de vies à l’époque du Ku Klux Klan. Beignets de tomates vertes est rempli d’émotions, de bonté et d’humanité. Beignets de tomates vertes est un voyage dans le temps à l’époque où la solidarité valait une vie. Beignets de tomates vertes est à déguster sans modération mais attention, pas trop d’attentes pour ne pas risquer l’indigestion.

Pour briller en soirée

Beignets de tomates vertes (le secret est dans la sauce – titre québécois) a été adapté au cinéma en 1991 par Jon Avnet. Fannie Flagg y tient elle-même un rôle.

Si vous voulez faire un saut à Whistle Stop Café, il existe une petite bourgade de Géorgie, aux Etats-Unis. Juliette, cette petite ville était très animée au  début du XXe siècle grâce au train (le bled a d’ailleurs pris le prénom de la fille d’un ingénieur du rail, Juliette McCrackin). Quand le train a décliné pour laisser place à la voiture, Juliette est elle aussi tombée dans l’oubli. Jusqu’à ce que les créateurs du film, Beignets de tomates vertes, la ressuscitent au début des années 1990. Ils ont rénové tous les bâtiments et lui ont donné une nouvelle jeunesse. Depuis, la communauté vit du commerce né du film .

http://www.lostintheusa.fr/planifier/poi/48166/juliette-beignets-tomates-vertes-georgie/

Abonnez-vous

Saisissez votre adresse e-mail pour recevoir une notification de chaque nouvel article.

Commentez l'article