Boccanera

Auteur : Pedinielli, Michèle

Format : 210 pages

Note :

Editeur : L'aube noire

Année de parution : 2018

La 4ème de couverture

Si l’on en croit le reste de l’Hexagone, à Nice il y a le soleil, la mer, des touristes, des vieux et des fachos. Mais pas que.
Il y a aussi Ghjulia – Diou – Boccanera, quinqua sans enfant et avec colocataire, buveuse de café et insomniaque.
Détective privée en Doc Martens. Un homme à la gueule d’ange lui demande d’enquêter sur la mort de son compagnon, avant d’être lui même assassiné. Diou va sillonner la ville pour retrouver le coupable. Une ville en chantier où des drapeaux arc-en-ciel flottent fièrement alors que la solidarité envers les étrangers s’exerce en milieu hostile…
Au milieu de ce western sudiste, Diou peut compter sur un voisin bricoleur, un shérif inspecteur du travail, et surtout une bonne dose d’inconscience face au danger.
Un premier polar décapant et mené de main de maître.

Le pitch

Ghjulia Boccanera que tous ses amis appellent Diou est une détective privée qui vit dans le Vieux Nice. Dorian Lasalle la sollicite pour enquêter sur la mort de son compagnon, un ingénieur italien. Celui-ci a été retrouvé nu et étranglé. Diou met très vite de côté la théorie meurtre homophobe. Elle se retrouve donc en opposition avec son ami Joseph Santucci dit Jo, le commandant chargé de l’enquête.

L’avancée des recherches de Diou va la confronter à de nombreux dangers et les meurtres ne s’arrêteront pas avec celui de l’ingénieur italien.

En effet, avec, pêle-mêle, la Syrie, le marché immobilier, l’art, le chantier du tram, la communauté gay, le monde de la nuit, les identitaires nissarts, l’amitié, l’amour, personne ne sortira indemne de cette aventure.

L’avis de Julien

Ma collègue de travail, Béa, est l’amie de Michèle Pedinielli, qui vient d’être publiée pour la première fois. Son roman, Boccanera, connaît un vrai petit succès et j’étais ravi de le découvrir.

Le blog de Cassiopée peut également servir à mettre en avant de jeunes auteurs et leurs premiers romans. Cependant, et c’est une chance, il m’est plus facile de les chroniquer lorsqu’ils sont bons comme celui-ci.

Boccanera se passe dans ma ville, à Nice. Pourtant ce n’est pas un gage de réussite. J’ai en souvenir des romans « touristiques » qui enchaînent les clichés. Ici, évidemment les personnages traversent la ville et l’auteure nous la raconte mais ça ne prend jamais le pas sur l’histoire et sur l’intrigue.
Non, les niçois ne mangent pas que de la Socca et des pan-bagnats et n’ont pas la photo de Jacques Médecin dans leur salon. Merci, Michèle Pedinielli de ne pas être tombée à pieds joints dans ces clichés.

J’ai beaucoup aimé le personnage principal, Diou. C’est une quinqua dynamique, forte mais confrontée à ses propres failles.
Elle est donc détective privée et enquête seule. Enfin, presque ! Une jolie galerie de personnages l’entoure. J’imagine que si d’autres romans suivent l’auteure pourra nous en dévoiler plus sur eux.
En tant que lecteur j’aime m’attacher aux personnages. Ainsi, à ma première lecture d’un Fred Vargas, j’ai adoré Adamsberg. Depuis, je n’ai plus raté une seule de ses aventures.
Diou peut devenir ce genre de personnage, assez intéressant et peu vu ailleurs. Elle est compétente dans son travail mais n’est pas une super héroïne. D’ailleurs elle donne vraiment de sa personne dans cette histoire.
Pour finir, et ceux qui ont lu l’une de mes dernières chroniques savent que c’est important, c’est une joggeuse.

Je conclus donc en validant totalement ce premier roman et j’ai hâte d’en lire d’autres de la même romancière.

Pour briller en soirée

L’aube noire est la collection polar des éditions de l’aube. Bravo à eux d’avoir eu le nez de publier ce premier roman.

Dans quelques jours Cassiopée va rencontrer Michèle Pedinielli. Nous avons hâte de vous parler de cette rencontre !

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