Le café de l’Excelsior

Auteur : Claudel, Philippe

Format : 83 pages

Note :

La 4ème de couverture

Viens donc Jules, disait au bout d’un moment un buveur raisonnable, ne réveille pas les morts, ils ont bien trop de choses à faire, sers-nous donc une tournée…
Et Grand-père quittait son piédestal, un peu tremblant, emporté sans doute par le souvenir de cette femme qu’il avait si peu connue, si peu étreinte, et dont la photographie jaunissait au-dessus d’un globe de verre enfermant une natte de cheveux tressés qui avaient été les siens, et quelques pétales de roses à demi tombés en poussière. Il saisissait une bouteille, prenait son vieux torchon à carreaux écossais et, lent comme une peine à jamais surmontée, allait remplir les verres des clients.

Le pitch

Le narrateur a 8 ans et vit depuis la mort de ses parents avec son grand-père. Ce dernier, veuf, est tenancier d’un bar, l’Excelsior.
Nous découvrons, avec les yeux du petit garçon, ce personnage haut en couleur qu’est le papy. Sensible sous ses allures bourrues, il semble retrouver foi en la vie grâce à l’aide de son petit-fils.
Leur relation est touchante. Notre petit personnage central semble s’épanouir et grandir dans cet univers très particulier qu’est ce bar.
Cependant, les services sociaux ne semblent pas approuver cette relation de la même manière. La menace de la famille d’accueil n’est jamais bien loin.

L’avis de Julien

L’histoire assez simple et le format, seulement 83 pages, auraient pu avoir raison de ma motivation. Comme tu as pu le lire dans différents articles, je préfère, en effet, les histoires qui prennent le temps de se développer.
Pourtant sous les conseils d’une collègue lectrice, ce petit livre de Philippe Claudel s’est trouvé entre mes mains.

J’aime beaucoup cet auteur aux univers souvent différents et qui avait su me toucher avec le rapport de Brodeck.
Son écriture, dans cet ouvrage, est précise et je l’ai trouvée très poétique.
Il arrive à donner à ce lieu si particulier (un bar qui semble renfermé sur lui même, sombre et froid) une vraie chaleur, une atmosphère de cocon.

La relation entre le grand-père et son petit-fils est également superbe. Tout en pudeur et en retenue, ces deux êtres s’apprivoisent et se réparent mutuellement.

C’est court, ça se lit vite, mais j’ai passé un très agréable moment !

Pour briller en soirée

Avec cette relation tissée entre un grand-père et son petit fils un album m’est revenu en tête.
Mon fils adorait lorsqu’il était tout petit que je lui lise les histoires de Camille.
Camille est une sympathique girafe et l’auteur, Jacques Duquennoy, lui fait vivre de petites aventures.
Dans Camille a de belles bottes, le plus émouvant de la série, tu peux découvrir avec émotion et tendresse les liens noués avec son papy.

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