Eldorado

Auteur : Gaudé, Laurent

Format : 219 pages

Note :

Editeur : Actes Sud

Année de parution : 2013

La 4ème de couverture

Pour fuir leur misère et rejoindre l' »Eldorado », les émigrants risquent leur vie sur des bateaux de fortune… avant d’être impitoyablement repoussés par les garde-côtes, quand ils ne sont pas victimes de passeurs sans scrupules. 
Le commandant Piracci fait partie de ceux qui sillonnent les mers à la recherche de clandestins, les sauvant parfois de la noyade. Mais la mort est-elle pire que le rêve brisé ?
En recueillant une jeune survivante, Salvatore laisse la compassion et l’humanité l’emporter sur ses certitudes…

Le pitch

La Méditerranée est devenue depuis des années un passage obligé pour les émigrants qui fuient leurs pays ravagés par les guerres, les massacres ou la famine.  
Cette Méditerranée, si calme parfois, se montre très souvent dévastatrice. Le commandant Piracci est chargé de surveiller les côtes italiennes et de porter main forte aux embarcations en difficulté. 
Sa rencontre quelques années plus tard avec une survivante qui a tout perdu va perturber et bouleverser sa vie et sa vision du monde. En effet, il ne pourra plus supporter toute cette souffrance, ces malheurs, ces morts…

L’avis de Julien

Laurent Gaudé, qui écrit depuis maintenant quelques années est ma rencontre coup de coeur de 2018. 
Après avoir succombé au soleil des Scorta, avoir apprécié Cris, je me suis laissé tenter par Eldorado. 

Le thème de ce roman est d’actualité. Les migrants et leur arrivée à Lampedusa, petite île située à une centaine de km d’Afrique du Nord, divise. Le sort de ces jeunes gens bouleverse autant qu’il crée de tensions. 

Le commandant Piracci est chargé, sur sa frégate, de venir en aide aux embarcations en difficulté. Les naufrages se succèdent et lorsque que quelques vies sont sauvées, il est chargé ensuite de placer ces pauvres hères en rétention. Tout le non-sens de sa vie lui apparait un jour lorsqu’une miraculée vient lui conter sa vie. 

Il décide alors de tout abandonner et d’emprunter le chemin contraire, se rendre en Afrique, et repartir de zéro. Il deviendra alors lui-même un homme déraciné, suivant les populations déplacées au gré d’aventures, de violence, de passeurs cruels, de choix politiques iniques…

Les récits croisés de Soleiman, Jamal, Boubakar et Piracci nous entraînent au plus près de la misère et essaient de rendre un peu d’humanité à ces hommes prêts à tout pour une vie meilleure…

Ce livre est à placer entre toutes les mains, merci Laurent Gaudé !

Citation

Combien d’hommes étaient en train de mourir ainsi cette nuit, sans cri, sans témoin, avec leur seule peur pour escorte ? Il contemplait la mer tout autour de lui et il aurait aimé hurler. De toute sa force. Hurler pour que les mourant l’entendent au loin. Simplement cela. Qu’ils sachent que des hommes étaient là qui ne les trouveraient jamais ou qui arriveraient trop tard mais qui étaient partis à leur recherche. Qu’ils sachent qu’ils n’avaient pas été oubliés. 

Pour briller en soirée

Le titre de ce roman est emprunté à une mythique cité d’Amérique du Sud, l’Eldorado, le doré. Les conquistadors à défaut de la trouver ont néanmoins pillé les richesses des Incas. 

Ce mythe de cités d’or a été souvent mis en scène dans des romans, films ou dessins animés. 

Les mystérieuses cités d’or d’Esteban, Zia et Tao, Tintin et le temple du soleil, Benjamin Gates et le livre des secrets ou, dans un autre style le western El Dorado avec John Wayne en sont quelques exemples. 

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