Frankenstein ou le Prométhée moderne

Auteur : Shelley, Mary W

Format : 327 pages

Note :

La 4ème de couverture

En expédition vers le pôle Nord, Robert Walton adresse à sa sœur des lettres où il évoque l’étrange spectacle dont il vient d’être le témoin depuis son bateau : la découverte, sur un iceberg, d’un homme en perdition dans son traîneau. Invité à monter à bord, Victor Frankenstein raconte qu’il n’est venu s’aventurer ici que pour rattraper quelqu’un – qui n’est autre que la créature monstrueuse qu’il créa naguère, et qui s’est montrée redoutablement criminelle.

Le pitch

Dans le courant du à 19ème siècle, Robert Walton est capitaine de navire, désireux de découvrir de nouvelles contrées et de laisser son nom dans l’histoire. Il rencontre sur la banquise un mystérieux personnage. Presque mort, celui-ci est isolé sur un iceberg. Robert l’accueille sur son bateau et Victor Frankenstein, puisque c’est son nom, va alors lui raconter son histoire.

L’avis de Julien

Frankenstein est un classique de la littérature d’horreur. Pourtant je ne l’avais pas encore lu. J’avais cependant en tête les images du film de James Whale (1931) et de cette créature gigantesque, toute rapiécée et recousue que son créateur mène à la vie.

Frankenstein traînait sur une étagère de ma cave. L’été étant propice à une lecture beaucoup plus régulière je n’ai pas hésité et me suis lancé.

L’œuvre débute par un prologue intéressant de Mary Shelley expliquant l’origine de l’écriture. Un simple petit jeu avec, notamment, Lord Byron, fut le point de départ de sa création, toujours lue et adaptée quelques 2 siècles plus tard.

Ce récit est un roman épistolaire qui comprend plusieurs histoires enchâssées.

Pour la première il s’agit des lettres de Robert Walton à sa sœur. Ce capitaine de navire l’informe des différentes étapes de son exploration polaire, du recrutement de ses marins à son voyage.
Lors de cette périlleuse expédition, il va rencontrer un étrange personnage, presque mort sur un traîneau, et l’accueillir à son bord. C’est Victor Frankenstein, qui, après une période de légère remise en forme, lui racontera ses malheurs.

Jeune et ambitieux il s’investit avec passion dans les sciences naturelles dont il découle un projet fou : découper des bouts de cadavres, les associer pour leur donner vie. Aussi incroyable que cela puisse paraître, cet expérience aboutira à sa créature monstrueuse.

Terrifié par ce monstre, il l’abandonnera immédiatement ce qui aura de bien fâcheuses conséquences…

L’histoire contée par la créature, douée de parole et non dénuée d’intelligence, est intéressante. Rejetée par son créateur, puis par les hommes, elle va s’isoler, et après un ultime affront, décider de se venger de Frankenstein en commettant d’affreux crimes.

Je n’irai pas plus loin pour ne point trop en dévoiler. Et si un élève de lycée devant bosser sur ce roman gothique souhaite en savoir plus ?  Il n’aura qu’à s’abonner au blog, à notre Facebook et notre Twitter, me contacter et je pourrai développer !

Je ne vais pas te mentir, ami lecteur de Cassiopée, je n’ai pas été plus emballé que ça. J’ai trouvé le style un peu vieillot, un peu lent. Le passage qui aurait pu m’intéresser vraiment, sur la naissance de la créature, n’occupe pas une place centrale et me paraît survolé. Peu de descriptions, aucunes explications ne sont données et j’aurais aimé lire de quelle façon avait été administrée l’étincelle de vie.

Ce roman est considéré comme un chef d’œuvre de l’horreur, pourtant je n’ai que rarement été impressionné (nos lectures actuelles ainsi que les films récents y sont certainement pour quelque chose). Je ne doute pas cependant de l’effet produit en 1818.

Frankenstein n’est pas la créature, mais bien le créateur (ce que je ne savais pas). Il subit en permanence les événements et sombre dans de longues périodes de dépression voire de maladie à la moindre contrariété. Il ne se décide à essayer de rattraper sa créature, qu’après de nombreux et terribles crimes.

Dans un premier temps, soucieux de faire avancer la culture scientifique, il réalise un acte insensé (donner la vie à un assemblage de matières inertes). Il décide, alors que c’est une réussite, de n’en parler à personne. Il abandonnera même sa créature à son sort, ce qu’il finira par regretter amèrement plus tard.

L’absence de logique dans tous ces actes m’a beaucoup gêné et ce personnage m’est apparu plutôt antipathique.

Tout bête également, je me suis souvent demandé comment les lettres du capitaine parvenaient à sa sœur ?

En conclusion, si comme moi tu aimes lire les classiques de la littérature et te faire ton propre avis, fonce. Dans le cas contraire passe ton chemin et regarde plutôt l’un des films !

Pour briller en soirée

Pourquoi Prométhée me diras-tu ?

Dans la mythologie grecque il est connu comme le Titan qui a créé les hommes à partir de restes de boue.
Les hommes étant alors punis par Zeus, il va aller dérober au Dieu des Dieux le feu sacré et le leur  restituer.

Zeus va alors l’attacher sur un rocher. Son foie sera dévoré par un aigle le jour et repoussera la nuit.

Le rapprochement entre Prométhée et Frankenstein est donc assez évident.

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