Le gang des rêves

Auteur : Di Fulvio, Luca

Format : 864 pages

Note :

La 4ème de couverture

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de  » rêve américain « . C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

Le pitch

En Italie dans les années 1900, Cetta Luminita jeune fille de 15 ans, va mettre au monde Christmas, fruit d’un viol dans l’exploitation agricole où travaillent ses parents. Décidée à le garder envers et contre tous et à lui donner le plus de chances dans la vie, elle décide de partir à New York, seule avec son enfant et vivre le rêve américain. Arrivée de l’autre côté de l’Atlantique dans des conditions atroces, elle devient prostituée en maison close. Résignée par son propre destin, elle continuera à survivre, et sera pleine d’ambitions pour son fils qu’elle élèvera au mieux dans le respect des femmes.

Christmas va donc grandir à Manhattan, au contact et selon les règles de la rue. Il se construit comme il peut  au milieu des gangs et deviendra un jeune homme courageux et fier imprégné par la violence et la pauvreté.

Un jour sa route croise celle de Ruth, fille de milliardaire sauvagement agressée et brisée. Elle a 13 ans et vient de perdre son innocence, violée et amputée d’un doigt par Bill, le jardinier. Christmas, dans ce visage défiguré par les coups, ne va voir que deux yeux verts dont il tombe immédiatement amoureux.

Cette rencontre bouleversera leurs vies à tous les deux, pour toujours. Christmas n’hésitera pas à venir à son secours et va naître alors un lien indéfectible et une passion dévorante.
Ces deux êtres, que la vie va continuellement séparer, vont apprendre à s’apprivoiser et accepter cette différence de classe sociale, d’éducation, qui les éloigne autant qu’elle les rapproche. Ces deux êtres riches de bonté et d’humanité.

A travers cette histoire de famille, cette histoire d’amour, il y a aussi le New York des années 20. Une fresque de l’Amérique pendant l’époque du cinéma parlant et de la radio. Le New York des gangsters, de la prohibition. De la mafia qui fait la loi. Des riches, des pauvres. De la ségrégation raciale. Mais aussi l’entraide, l’amitié et les rêves qui aident à vivre.

L’avis de Marion

Attention coup de cœur !!!
800 pages, même pas peur car dès les premiers paragraphes, vous ne pourrez plus le lâcher. J’ai adoré !!!!

Pour être honnête, c’est un livre que j’ai lu il y a quelques mois et qui est resté gravé un moment dans mon esprit. Il m’a été difficile pour moi d’écrire cette chronique car j’avais peur de ne pas réussir à exprimer mon ressenti. Que mon avis ne soit pas à la hauteur de ma lecture. J’espère que j’arriverai à te convaincre de ne pas passer à côté de ce roman percutant et marquant.

Le gang des rêves, c’est violent, cruel, intense mais c’est justifié.
Un peu déroutée au départ par cette extrême violence animale, le côté cru de certaines scènes hyper réalistes, j’ai vite compris que c’était une façon de nous imprégner de l’histoire. Car Le gang des rêves, c’est aussi tendre, passionnant et plein d’humanité. Quel courage, quelle leçon de vie de la part de ces personnages.

L’écriture est fluide, entraînante. Le roman tient en haleine.
Le récit est dense avec des sauts dans différentes époques et différents lieux. On va suivre à la fois le parcours de Cetta, la jeune immigrée italienne, ne parlant pas un mot d’anglais, qui va découvrir New York et se créer sa nouvelle vie. Et en parallèle, l’évolution de Christmas qui  devra apprendre à survivre à l’ école de la rue, aux rivalités entre gangs, à l’amour…

On s’attache à tous ces personnages qui ont tous une raison d’être et un rôle à jouer dans cette saga. Cetta, la mère orgueilleuse mais prête à tout pour que son fils devienne américain. Christmas plein de bagout et d’imagination. Ruth la petite fille devenue adulte trop vite. Sal le gentil et attendrissant mac. Santos le fidèle ami. D’autres plus détestables : Bill le violeur, les parents de Ruth, Joey le voyou…
Qu’est-ce qu’on aime Christmas, qu’est-ce qu’on déteste Bill !

Il y  a une vraie réflexion sur la violence faite aux femmes. Sur les choix de vie, le bien ou le mal, l’identité malheureuse ou heureuse, le racisme, la tolérance. Chaque personnage va se battre, quelque soit sa situation pour garder son intégrité, quoi qu’il en coûte.

Au fil de la lecture, on imagine les visages des personnages, le décor, les paysages et l’ambiance. Tel un grand film.
On ressent l’émotion qu’a pu avoir Luca Di Fulvio à nous dépeindre ces êtres singuliers et à les faire vivre devant nous. L’auteur nous transporte dans son imagination au point de nous immerger dans ce New York des années 20, comme si on y avait toujours vécu. Un vrai voyage dans le temps et dans l’espace.
Le gang des rêves, c’est un livre que l’on lit, que l’on voit et que l’on entend.

Prépare-toi, c’est une histoire qui va te donner envie de t’isoler, de te couper du monde pendant un temps, le temps de la lecture. On tourne la dernière page avec beaucoup de regret, un peu étourdi par cette histoire bouleversante !
Un peu triste de dire adieu à Christmas, Cetta, Ruth et tous les autres.

Un vrai grand plaisir et moment de lecture !!!

Pour briller en soirée

L’impression à la lecture de lire un scénario, que Le gang des rêves sera un grand film vient surement du fait que Luca Di Fulvio n’est pas auteur de base. Cette plume cinématographique vient de son passé d’acteur.
Il est d’abord entré à l’Académie des arts dramatiques où il a rencontré son mentor, un professeur de mise en scène, Andrea Camilleri. Devenu acteur, il a créé sa propre compagnie de théâtre ainsi qu’un groupe de musique. Un jour, durant un tournage, un réalisateur lui a crié : « Arrêtez de changer constamment les textes que vous devez jouer ! Écrivez-en un mais ne ruinez pas le mien ! ».
C’est ce que Luca Di Fulvio a fait. Il a écrit une adaptation théâtrale de Tonio Kröger, de Thomas Mann et  s’est alors aperçu que l’écriture lui plaisait… pour le plus grand bonheur des lecteurs !

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6 pensées sur “Le gang des rêves

  • 10/11/2017 à 11:55
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    Bon ben voilà, encore un dans ma liste 😉

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  • 10/11/2017 à 17:49
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    J’ai bien envie de m’y plonger moi aussi, merci pour le conseil

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  • 10/11/2017 à 19:36
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    J’ai hâte d’avoir votre avis et suis ravie d’avoir réussi à partager mon enthousiasme pour ce livre ! J’espère qu’il vous touchera autant qu’à moi.

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  • 10/11/2017 à 21:29
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    Super le teaser, bravo tu m’as donné envie de le lire… Enfin, tu me connais 😉

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    • 10/11/2017 à 22:12
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      Allez, lance-toi ! Ce sera peut-être le début d’une jolie relation entre la lecture et toi. Surtout que les livres en général, ont l’air de t’intéresser !

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