La chute d’Hypérion

Auteur : Simmons, Dan

Format : 728 pages

Note :

Editeur : Pocket

Année de parution : 1990

La 4ème de couverture

La guerre fait rage dans le ciel d’Hypérion. Mais l’affrontement entre l’essaim d’Extros et les Forces de l’Hégémonie n’est que le début d’une conspiration à l’échelle galactique.
Alors que sur Tau Ceti Central, le pouvoir de la Présidente Meina Gladstone vacille, sur Hypérion, les sept pèlerins rejoignent les Tombeaux du Temps.
Pour chacun d’entre eux, le moment est venu de la confrontation avec l’abominable Gritche.
Bientôt, les Tombeaux s’ouvriront dans un maelström de temps et révéleront les véritables enjeux du futur…

Le pitch

Nous avions quitté les 7 pélerins alors qu’ils approchaient des Tombeaux du Temps. Leur rencontre avec le Gritche est donc l’un des enjeux de ce second opus.
La guerre qui menace Hypérion mais également l’ensemble des planètes de l’Hégémonie en est un autre.
Trois entités vont donc se disputer la place centrale : les hommes, les Extros mais également les IA qui semblent piloter en sous marin tout ce qui se passe dans le présent mais également dans le futur.

L’avis de Julien

J’étais sorti de ma lecture d’Hypérion complètement émerveillé. C’était de l’incroyable science-fiction : c’était bien écrit, c’était imaginatif et j’avais hâte de découvrir la suite du périple de nos pélerins et rencontrer, enfin le Gritche (enfin le rencontrer par ma lecture, être pendu sur l’arbre des souffrances pour le restant de mes jours et même plus, non merci !).

J’ai cependant pris mon temps avant d’attaquer cette lecture. J’aime faire des pauses et alterner différents styles de livres.

La reprise est rapide : une véritable plongée dans cet univers particulier. L’espace-temps n’a plus vraiment de limites et les noms des personnages principaux me sont vite revenus à l’esprit.

La guerre qui menaçait dans le tome 1 va démarrer dans le tome 2. Cette guerre, qui paraissait avoir pour enjeu la planète Hypérion se révèle cependant une guerre galactique. Les hommes qui pensaient pouvoir la juguler et la gagner facilement vont vite comprendre que rien ne sera simple.

Je ne veux pas rentrer trop dans les détails de l’histoire. D’une car je ne veux rien dévoiler, autant que tu sois le plus possible surpris. De deux car je pense que c’est impossible en quelques lignes. Le roman foisonne de détails, d’histoires personnelles, d’événements passés, présents et même futurs.

J’ai de nouveau adoré ce roman. J’ai une admiration sans bornes pour ces écrivains qui en plus d’être talentueux la plume à la main nous inventent des mondes et en créent tous les détails.

Nous passons très vite d’un personnage à un autre et les petites informations que nous découvrons font avancer l’histoire. Au fur et à mesure tout s’emboite pour permettre la compréhension du lecteur.
J’émets une toute petite réserve sur le côté parfois trop métaphysique de l’œuvre. J’avoue m’y être parfois un peu perdu.

Je conclus cet article en parlant des deux dimensions principales de l’oeuvre selon moi :
– La politique. Meila Gladstone la présidente de l’Hégémonie endosse d’immenses responsabilités. Doit-elle faire des concessions pour plaire au plus grand nombre ou prendre des décisions dramatiques, mais nécessaires ?
– La place des intelligences artificielles dans nos sociétés. Jusqu’à quel point l’homme doit-il céder sa place aux machines. Alors qu’aujourd’hui des progrès considérables sont faits sur les intelligences artificielles, on est en droit de se demander si en plus d’une aliénation, ce n’est pas aussi un danger.

Pour briller en soirée

Les cinéastes et les écrivains utilisent souvent les dérives des intelligences artificielles dans leurs oeuvres.
Pour ceux qui veulent lire des bouquins sur ce thème me reviennent à l’esprit :
– les androïdes rêvent-ils de moutons éléctrique de Philip K. Dick (Blade Runner au cinéma).
2001, odyssée de l’espace de Clarke repris au cinéma par Stanley Kubrick.
– Les supertoys durent tout l’été de Aldiss repris au cinéma par Spielberg sous le titre A.I.
– Le cycle des robots d’Isaac Asimov.
Il y en a tellement et souvent de très bons.

J’ajouterai également Terminator, Matrix, I.Robot (et tant d’autres…) incontournables sur grand écran.

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