Le bal mécanique

Auteur : Grannec, Yannick

Format : 658 pages

Note :

Editeur : Editions Anna Carrière

Année de parution : 2016

La 4ème de couverture

Carl Schors, vieux peintre renommé, vit coupé du monde dans sa thébaïde de Saint-Paul-de-Vence. Son fils Josh produit une émission de télé-réalité à succès mêlant décoration d’intérieur et thérapie familiale. Ironique quand on sait que père et fils ne se parlent plus.
Mais la découverte de la collection Gurlitt, plus grande saisie de toiles spoliées par le IIIème Reich, va les contraindre à démêler les fils de leur histoire familiale.


Une mécanique tragique dont Theodor Grenzberg, marchand de Paul Klee, et une certaine Magda, étudiante au Bauhaus, semblent détenir la clé.

Le pitch

Josh, animateur télé, mène sa carrière tambour battant. Cependant, tout s’effondre lorsque son père est confronté à son passé, inconnu à ce jour.
Abandonné par ses parents juifs-allemands avant la seconde guerre mondiale rien de ce qu’il croyait n’est vrai.
Une enquête démarre alors qui va croiser l’histoire familiale de Josh, la création du Bauhaus dans les années 1920 ainsi que la vie de Paul Klee, parrain d’une mystérieuse Magda.

L’avis de Julien

Ce roman est une belle surprise !

En s’appuyant sur des chapitres racontés par les différents personnages, Yannick Grannec nous fait voyager à travers le temps en embrassant l’art moderne.

Une sombre histoire de spoliation de tableaux par les Nazis pousse Carl et son fils Josh à s’interroger sur leur véritable histoire familiale.
Alors que la première partie du roman se déroule dans le présent, la seconde partie nous entraîne en Allemagne, dans les années 20.
C’est un véritable plaisir d’accompagner alors Théo, Magda et les illustres Paul Klee et Kandinsky lors de la création du Bauhaus.
J’ai toujours beaucoup aimé lorsque la fiction se mêle si bien à l’Histoire, ce qui est le cas ici.

L’auteure ouvre chacun de ses chapitres par le nom d’une oeuvre artistique ce qui ajoute une petite touche culturelle intéressante !

Même si parfois j’ai un peu perdu le fil des différentes relations entre les personnages (l’enchevêtrement présent et passé ne m’a pas aidé) j’ai vraiment accroché. C’est bien écrit, assez addictif, et j’ai aimé être plongé dans ce bouillonnement culturel qu’était le Bauhaus.

La transmission, mais également l’opposition entre les parents et les enfants (ou les anciens et les modernes), la place de l’Art dans la société permettent un vrai questionnement.

Merci maman pour le cadeau d’anniversaire c’était très agréable à lire !

Pour briller en soirée

Une grande partie du roman nous fait découvrir le Bauhaus, école d’art allemande qui donna son nom au courant artistique du même nom.
L’école fut fermée en 1933 par les Nazis qui nommaient les travaux du Bauhaus « d’art dégénéré ». Le passé et le présent communiste de certains membres a également servi d’excuse à la fermeture.
Paul Klee fut professeur au Bauhaus, je vous propose grâce à ce blog de redécouvrir certaines de ses oeuvres.

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