Le lagon noir

Auteur : Indridason, Arnaldur

Format : 379 pages

Note :

La 4ème de couverture

Le lagon bleu était un petit paradis avant qu’on y trouve un cadavre. Un ingénieur de la base américaine qui serait tombé d’un avion. Dans l’atmosphère de la guerre froide, la police s’intéresse à de mystérieux vols effectués entre le Groenland et l’Islande. En parallèle, l’inspecteur Erlendur enquête sur une jeune fille disparue sur le chemin de l’école, à l’époque où la modernité arrivait clandestinement en Islande, portée par les disques de rock et les jeans venus de la base américaine…

Le pitch

Un cadavre a été retrouvé dans un lagon très particulier. Il est en effet situé juste à côté d’une grande centrale géothermique et son eau paraît posséder de bien étranges vertus.

Le cadavre aussi est étonnant. Les fractures sont multiples et les premiers enquêteurs se demandent même s’il n’est pas tombé directement d’un avion.

Erlandur Sveinson et Marion Briem sont les policiers chargés de cette enquête ce qui les mènera jusqu’à une base militaire américaine. En effet, pendant la guerre froide les Etats-Unis se sont implantés en Islande avec leurs soldats et les relations sont plutôt… fraîches.

En parallèle Erlandur se décide enfin à mettre tout en oeuvre pour résoudre une énigme qui date de plusieurs dizaines d’années : la disparition d’une collégienne sur la route de son école.

L’avis de Julien

Je disais lors de la chronique sur Miséricorde de Alder-Olsen que j’attendais avec impatience que l’on me conseille un auteur islandais. « En effet ils sont trop forts en polars ces scandinaves ». Je n’ai pas eu ce conseil, pourtant, j’ai acheté par hasard, à l’aéroport de Faro, l’un des seuls romans en français du rayonnage : le lagon noir de l’islandais Indridason.

L’histoire est plutôt traditionnelle. Un cadavre est retrouvé et une enquête est lancée. Ce qui est nouveau pour moi, lecteur, ce sont les lieux.
J’ai en effet découvert l’Islande grâce à ce roman policier. Mais ce n’est pas seulement l’Islande magique des aurores boréales qui est contée mais aussi celle plus terne des villes et des bases militaires.
En Islande aussi la violence est présente et la guerre froide aura laissé une grande trace de son passage.

J’ai aimé également, après plusieurs thrillers que j’ai jugé très (trop) violents, vivre cette enquête avec Erlendur. Ses méthodes d’investigation sont traditionnelles, il avance pas à pas et je l’ai vraiment trouvé très crédible. Pas de bagarre à tous les coins de rue pour appâter le lecteur mais un vrai boulot de fourmis pour récolter tous les indices, surtout ceux sur la vieille histoire de disparition.

En résumé, je le conseille, celui-la, et je suis content d’avoir découvert cet auteur, Arnaldur Indridason.

MàJ : après avoir un peu farfouillé sur le net (ce que j’aime faire après avoir lu un livre puis écrit la chronique) j’ai découvert que Erlandur n’en était pas à son coup d’essai. Le Lagon Noir est en effet un préquel. Les spécialistes de l’auteur découvriront donc à travers ce livre les premières missions de leur héros préféré.

Pour briller en soirée

J’ai découvert quelques particularités islandaises avec la lecture de ce roman policier.
– Si tu ouvres un annuaire, ne cherche pas les noms de famille mais bien les prénoms.
– La prohibition n’a pas existé qu’aux Etats-Unis : en effet l’Islande a connu pendant quelques années une interdiction totale de fabriquer, vendre ou acheter de l’alcool (de 1908 à 1935).
Cette prohibition a pris fin lorsque l’Espagne, vexée par le fait que les islandais ne leur en achetaient plus a menacé de mettre un embargo sur l’achat de poissons islandais. Cependant jusqu’en 1989 la vente de bière supérieure à 2,25% a été interdite.
Tout est expliqué plus en détail dans cet article.

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