Miséricorde

Auteur : Adler-Olsen, Jussi

Format : 568 pages

Note :

La 4ème de couverture

Pourquoi Merete Lyyngaard croupit-elle dans une cage depuis des années ? Pour quelle raison ses bourreaux s’acharnent-ils sur la jeune femme ? Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l’avenir politique du Danemark avait fait couler beaucoup d’encre. Mais, faute d’indices, la police avait classé l’affaire. Jusqu’à l’intervention des improbables Carl Morck et Hafez el Assad, flics du Département V. Pour eux, pas de cold case…

Le pitch

Plusieurs de mes collègues m’avaient conseillé de lire Miséricorde de Jussi Adler-Olsen.
Plutôt confiant quant à leurs choix littéraires je ne me suis pas fait trop prier.
Cependant, je l’avoue, j’étais assez septique en démarrant ma lecture et mes premières impressions n’étaient pas forcément très bonnes.
Encore un thriller. Encore un scandinave. Le filon (et non pas le Fillon !) n’est quand même pas inépuisable, non ?

Les 100 premières pages, faites pour accrocher le chaland et poser l’histoire, ne m’ont pas non plus rassuré : un flic, limite dépressif après une sale affaire , détesté par ses collègues, avec une ex-femme pénible…bref rien d’original jusque là.

Du coup ce flic, Carl Morck, se retrouve mis au placard dans sa propre brigade d’une drôle de manière. Il devient alors le chef du Département V ayant pour vocation de réouvrir d’anciennes affaires. C’est dans un sous-sol, avec pour toute aide Assad, un réfugié politique, là pour lui servir le café et nettoyer le sol, qu’il va mener ses « enquêtes ».

C’est à ce moment que me sont revenues des images de la série X-Files avec Fox Mulder, seul dans son cagibi, à attendre que des dossiers lui parviennent…

Mais heureusement, Carl Morck va rapidement retrouver son énergie et la déployer pour résoudre une histoire quasiment oubliée, celle de la disparition d’une femme politique, Merete Lyyngaard (sympas les noms).

La construction du roman est telle que nous suivons à la fois l’enfermement de cette jeune femme en 2002 ainsi que l’enquête de Carl en 2007. Le récit de l’horrible séquestration de Merete avançant plus rapidement que celui de l’affaire policière, tu attendras tout le roman que les deux affaires se « synchronisent ».

L’avis de Julien

Ce département V rappellera, à tout amateur de séries, l’équipe de Cold Case et la célèbre Lily Rush. Pourtant, malgré toutes ces références et quelques clichés (le frère attardé, l’ami tétraplégique, l’ex femme cupide…) le thriller de Adler-Olsen est excellent !

Un réel suspense se développe, on s’attache rapidement à ce bon vieux Carl et j’avoue être curieux d’en apprendre plus sur Hafez el Assad.
Le dénouement est prenant et ne pas lire les 150 dernières pages d’une traite me paraît être un véritable exploit.

Haletant par moment, c’est encore un excellent thriller que tu peux aller acheter tout de suite.
Après Stieg Larsson et Henning Mankell les suédois, Jo Nesbo le Norvégien et maintenant Jussi Adler-Olsen le danois, j’attends avec impatience que l’on me conseille un auteur Finlandais.

Pour briller en soirée :

Adler Olsen est une star de la littérature danoise. Il a écrit déjà 10 tomes des enquêtes du Département V.
Ses livres ont déjà été traduits dans près de 40 pays.

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