Un été ardent

Auteur : Camilleri, Andrea

Note :

Editeur : Pocket

Année de parution : 2006

La 4ème de couverture

Une invasion de cafards, puis de souris, et enfin de rats : la villa que le commissaire Montalbano a trouvée à Vigata pour des amis semble maudite.
La série de catastrophes atteint son paroxisme lorsque le petit garçon du couple disparaît… pour être finalement retrouvé sain et sauf dans un sous-sol dont les locataires ignoraient l’existence.
Mais une autre découverte y attend le commissaire : le cadavre d’une fille du village disparue plusieurs années auparavant. Dans la chaleur étouffante du mois d’août en Sicile, Montalbano se lance dans une nouvelle enquête, perturbée par la sœur jumelle de la défunte, la ravissante Adriana…

Le pitch

En ce mois d’août brûlant en Sicile, le commissaire Montalbano doit gérer la canicule, les affaires du bureau et surtout l’arrivée d’un couple d’amis de sa chérie, Livia, et de leur tornade de fils.

Rien ne lui est épargné, même pas l’invasion de rats ou de cafards dans la villa qu’il a laborieusement déniché pour eux. Pourtant le pire est à venir. Il découvre en effet un cadavre défiguré, empaqueté dans une gigantesque malle, dans un sous-sol caché.

L’enquête s’annonce compliquée pour un commissaire au bord de l’épuisement.

L’avis de Julien

Comme souvent dans les romans policiers, la 4ème de couverture dévoile une part trop importante de l’intrigue. Bizarrement je ne l’avais pas vraiment lu et j’en ai été ravi.
En effet c’est dans les 50 premières pages que le commissaire Montalbano m’est apparu dans toute sa splendeur.

Le roman est presque comique au début avec une succession de catastrophes. Elles empêchent notre commissaire de profiter de sa Sicile et de survivre sous cette chaleur caniculaire.

L’intrigue principale arrive donc un peu plus tard avec un corps qui est retrouvé dans le sous-sol d’une villa, sous-sol non déclaré, pratique courante à priori, en Sicile (selon l’auteur).

Le lecteur se sent vite oppressé par cette chaleur mais aussi par les connexions entre mafia, politique, promoteurs immobiliers. Il suit avec plaisir (mais grosses gouttes de sueur) l’esprit assez logique de Montalbano et de sa sympathique équipe (mais aussi de l’énigmatique et magnifique sœur jumelle de la victime).

J’aime beaucoup faire des comparaisons avec d’autres œuvres. J’ai retrouvé parfois du San Antonio (peut-être le côté très flegmatique du héros ?) dans les lignes de Camilleri.
C’était pour moi une première rencontre avec cet auteur et ce ne sera pas la dernière !

Pour briller en soirée

Andréa Camilleri est un romancier culte en Italie. Né en 1925, il a vendu près de 26 millions de livres rien que dans son pays natal. 
L’une des caractéristiques de son style est qu’il mêle différents niveaux de langue, de l’italien et du sicilien. 
J’imagine que la traduction de ses oeuvres a provoqué l’apparition de pas mal de cheveux blancs chez ses traducteurs officiels. 

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