Une vie

Auteur : Veil, Simone

Format : 343 pages

Note :

La 4ème de couverture

Simone Veil accepte de se raconter à la première personne.
Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée en France et à l’étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps.
Elle s’y montre telle qu’elle est : libre, véhémente, sereine.

Le pitch

Simone Veil se raconte dans cet ouvrage. De la déportation à sa carrière politique, sa vie, ses combats, sa famille, ses convictions.

Née à Nice, Simone Jacob est arrêtée à 17 ans, ainsi que sa famille, par les allemands, puis envoyée à Drancy pour être internée dans les camps de Birkenau et de Brobek, avant de finir à Bergen-Belsen. Elle sera libérée en avril 1945 mais reviendra sans sa mère (morte dans ses bras du Typhus), son père et son frère.

Marquée à jamais, elle décide de continuer sa vie et de se battre pour ses convictions qui la guideront jusqu’à la fin. Elle entame des études de droit à Sciences Po où elle rencontre Antoine Veil, avec qui elle se mariera et aura 3 enfants. 5 ans après la guerre, la famille s’installe en Allemagne, à Wiesbaden, où Antoine sera employé au consulat de France.

A leur retour en France, Simone Veil passe le concours de la magistrature avec succès et devient détachée à l’administration pénitentiaire pendant 7 ans puis entre à la direction des affaires civiles. 5 ans plus tard, elle se retrouve au cabinet du ministre de la justice, Jean Pleven, puis devient secrétaire du conseil supérieur de la magistrature.

C’est en 1974, qu’elle devient ministre de la Santé, dans le premier gouvernement de Jacques Chirac (poste qu’elle quittera en 1979 pour entrer au parlement européen). Elle y fera adopter la loi légalisant l’IVG : la loi Veil, entre autres choses.

En 1993, sous le gouvernement Balladur, elle sera ministre d’Etat chargée de la Santé, des Affaires sociales et de la Ville puis siègera au Conseil constitutionnel de 1998 à 2007.

En 2008, elle est élue à l’Académie française.

L’avis de Marion

Je ne jugerai pas l’autobiographie de Simone Veil sur sa vie, ses choix, son parcours hors du commun et son destin qui marquera à jamais la mémoire collective, tant elle a œuvré pour la condition des femmes. Mais plutôt sa forme qui m’a malheureusement déçue. Une vie, est un livre politique écrit par une politique.

Je m’attendais à en apprendre davantage sur ses sentiments, sur ses émotions qui l’ont faite avancer et prendre certaines décisions. Les conséquences de sa jeunesse, de ses traumatismes. Je voulais que ce livre fasse ressortir l’humain plus que la femme politique, qui m’intéresse beaucoup moins en l’occurrence.

Tous les passages marquants de sa vie, plus ou moins importants, sont survolés. De telle sorte, que je me suis demandée si je n’avais pas sauté le moment historique du vote de la loi autorisant l’IVG.

La première partie, sur son enfance et la déportation est intéressante, la deuxième, plus politique, beaucoup moins.
Elle explique son ascension sociale en n’omettant pas de préciser les qualités de certains hommes politiques et les défauts de certains autres, en fonction bien évidemment de leur bord politique. Un petit règlement de compte tout en finesse, quoi que…

C’est une femme qui a eu un parcours hors du commun, de la chance sur sa deuxième partie de vie (comme elle le précise elle-même) mais ce récit manque malheureusement d’auto critique et d’engagement. Cette force de caractère qui l’a fait avancer ne transparaît pas dans son écriture.

Cela ne remet bien entendu pas en question l’importance de ses combats et de ses convictions et mon respect, bien au contraire.
A la base, je ne suis pas une grande lectrice d’autobiographie. Çela reste entre nous cher lecteur, mais je n’en ai lues que 2 dans ma vie, celle de Patrick Bruel et celle de Simone Veil (interdiction de rire, droit de sourire) ! La prochaine sera Un long chemin vers la liberté de Mandela.
C’est justement parce que sa vie m’intéressait que ce livre m’a attirée. Mes attentes humanistes étaient peut-être trop fortes car il m’a manqué ce petit supplément d’âme que j’espérais.

Pour briller en soirée

Parce que c’est important de revoir ces combats qui ont fait évoluer la société, voici le jour où Simone Veil défendit l’IVG devant une assemblée d’hommes : madame.lefigaro.fr

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