A.B.C contre Poirot

Auteur : Christie Agatha

Format : 256 pages

Note :

Editeur : Club des Masques

Année de parution : 1935

La 4ème de couverture

La lettre est arrivée par la Poste. Manifestement, l’auteur – un inconnu qui signe ABC – est un peu agacé par l’insupportable fatuité d’Hercule Poirot : « Monsieur le malin, l’énigme que vous aurez à résoudre vous donnera du fil à retordre. Cela se passera le 21 à Andover… »


Poirot qui a décidé de ne s’occuper que de « la crème des crimes » n’a plus qu’à attendre. Et le jour dit, à Andover, le crime a lieu ; mais la victime en est une modeste buraliste, assassinée tout bonnement dans sa boutique, et tout semble accuser le mari, ivrogne notoire et homme violent.
Mais rien n’est jamais si simple. Et d’abord, qui est ce mystérieux ABC ?

Le pitch

Hercule Poirot est un ancien inspecteur belge plus ou moins à la retraite. Il a décidé de ne plus s’occuper que des affaires qui l’intéressent. Lorsqu’il reçoit cette lettre d’un mystérieux ABC, il perçoit immédiatement le danger que représente cette missive.
Inconsciemment, il se doute que ce n’est pas une simple blague.
Lorsque le premier meurtre a lieu (et oui, il y en aura d’autres…), rien ne laisse présager que cet assassinat soit exceptionnel.
Excepté bien sur, le petit livre des horaires de train Londonien laissé sur le comptoir : l’ABC.

L’avis de Julien

Parfois, l’envie de lire est un peu moins présente. Je me considère comme un gros lecteur, pourtant, depuis quelques temps, j’avais un peu moins le réflexe d’ouvrir un livre. Peut-être n’avais-je plus trouvé LE bouquin ?
Dans ces cas là, reste la valeur sûre pour relancer la machine.
Et pour moi, cette valeur sûre est sans conteste Agatha Christie.
De fait, ces dernières semaines, j’ai littéralement dévoré quelques livres de la reine du roman policier britannique et de son mythique héros : Hercule Poirot.
Dans l’ordre : La Bal de La Victoire, les 10 petits nègres, la mystérieuse affaire de Styles, 5 petits cochons, le meurtre de Roger Ackroid et le roman dont je vais vous parler, adapté en série récemment, A.B.C contre Poirot.
Ce dernier est un roman policier un peu « à part » dans la bibliographie d’Agatha. En effet, ici pas de huis clos, moins de raisonnement, mais plus d’action. Le mystérieux meurtrier tue ses victimes en respectant l’ordre alphabétique tant des villes que des prénoms. Aussi il commencera son macabre périple à Andover avec Mme Ascher puis à Bexhill et ainsi de suite.
C’est pourquoi afin de résoudre cette enquête, Hercule Poirot devra donc utiliser les indices récoltés au fur et à mesure. Sans le meurtre suivant, aucune chance d’avancer.
C’est délicieusement suranné, so British, j’adore ! Evidemment, tous les codes « Christie » sont présents : la prétention de Poirot, sa capacité à exploiter ses petites cellules grises, son style, son acolyte et peu doué Hastings, le faire-valoir de Scotland Yards Japp…

Certes, les plus jeunes trouveront ça peut-être un peu vieillot, mais je suis persuadé que pour entrer dans la lecture, certaines oeuvres comme les 10 petits nègres (rebaptisé Ils étaient 10), Le crime de l’Orient Express, A.B.C contre Poirot ou encore Mort sur le Nil, sont justes parfaites (on les retrouve également adaptées en séries et au cinéma). Pour les autres, quel bonheur de se replonger avec jubilation dans ces histoires et de retrouver notre détective belge au crâne ovoïde et à la moustache démesurée !

Pour briller en soirée

Je me demandais si Agatha Christie avait pu s’appuyer sur des affaires existantes pour créer ce meurtrier à l’alphabet. A priori, seul son imaginaire a travaillé.
Cependant, bien plus tard, dans les années 1970-1980, une série de meurtres a concerné des femmes possédant la même initiale pour leur prénom, leur nom et leur ville de résidence.
Carmen Colon à Churchville, Wanda Walkowicz à Webster et Michelle Maenza à Macedon.
Le tueur en série a été découvert 30 ans plus tard, lorsqu’un policier est tombé sur une cache comportant des « photos souvenirs » de ses crimes.

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