Un dernier verre avant la guerre

Auteur : Lehane, Denis

Format : 344 pages

Note :

Editeur : Payot & Rivages

Année de parution : 1994

La 4ème de couverture

Amis depuis l’enfance, Patrick Kenzie et Angela Gennaro sont détectives privés. Ils ont installé leur bureau dans le clocher d’une église de Boston. Un jour deux sénateurs influents les engagent pour une mission apparemment simple : retrouver une femme de ménage noire qui a disparu en emportant des documents confidentiels.
Ce que Patrick et Angela vont découvrir c’est un feu qui couve « en attendant le jet d’essence qui arrosera les braises ».
En attendant la guerre des gangs, des races, des couples, des familles.

Le pitch

Kenzie et Gennaro forment un couple professionnel de détectives privés. Ils opèrent dans la ville de Boston, ville marquée par ses inégalités sociales, ses gangs et sa violence.

L’enquête débute lorsque des hommes politiques de la ville demandent à Patrick Kenzie de retrouver une domestique noire qui aurait volé des documents compromettants.

Cette recherche va mener le duo de détectives dans les bas-fonds de la ville de Boston et personne n’en sortira indemne.

L’avis de Julien

Un dernier verre avant la guerre de Dennis Lehane faisait partie depuis un moment de mes envies de lecture. Cet auteur et son oeuvre sont assez mythiques. Il a notamment écrit Shutter Island, Mystic River, Gone Baby Gone qui ont donné de superbes films sur grand écran.

Je m’étais donc dit que l’idéal était de commencer par son premier roman.

Patrick Kenzie et Angela Gennaro se connaissent depuis l’enfance. Ils sont amis, associés et détectives privés. Ce sera le duo des futurs livre de Lehanne.

Leur relation est autant fusionnelle que conflictuelle.

Kenzie semble être le meneur, celui qui prend les décisions mais Angela bien qu’un peu en retrait joue parfaitement son rôle. Quelques amis les accompagnent et n’hésitent pas à leur prêter main forte. Evidemment, ils savent se battre, tirer au pistolet et se montrer un peu escrocs.

Ils auront bien besoin de toutes ces « qualités » pour mener à bien leur enquête. Ils se retrouvent en effet au milieu d’une guerre des gangs. Les documents détenus par la domestique noire disparue peuvent permettre de mettre également à mal quelques politiciens qui n’hésiteront donc pas à leur mettre des bâtons dans les roues.

Le racisme est omniprésent. La place des noirs et leur rôle dans la ville est une interrogation importante de ce livre. Lehanne à travers Kenzie semble s’interroger : les noirs sont-ils coupables ou victimes de cette discrimination ?

J’ai donc vraiment apprécié Un dernier verre avant la guerre. C’est violent, intense et j’ai hâte de retrouver nos deux héros.

J’adore vraiment ces polars américains très sombres. Avec Ellroy et maintenant Lehanne j’en ai trouvé deux fantastiques représentants.

Citation

Et puis il y avait Roland, absorbant toute cette haine, cette laideur et cette dépravation qu’on lui avait balancées à tout bout de champ depuis l’enfance, qui faisait volte-face et les recrachait à la figure du monde. Qui partait en guerre contre son père en se disant que, une fois que ce serait fini, il serait en paix. Mais il ne le serait pas. Ça ne marche jamais de cette façon-là. Une fois que cette laideur vous a été inoculée de force, elle devient partie intégrante de votre coeur et en ressort en salissant tout sur son passage. La laideur ne s’en va jamais, en sort jamais, quoi que vous fassiez. Celui qui pense autrement est un naïf. Tout ce que vous pouvez espérer faire, c’est la contrôler, l’enfermer tout entière dans une petite boule, dans un petit coin, et l’y contenir, un poids constant.

Pour briller en soirée

Lehanne, situe ses histoires dans sa ville, Boston. Celle-ci comme beaucoup de grandes villes est marquée par des inégalités terribles. Il est possible de passer d’un quartier pauvre ravagé par la drogue et la violence à un quartier résidentiel en traversant une rue.
Son centre historique a conservé de nombreux vestiges de son passé contrairement de nombreuses autres grandes villes américaines. 
Capitale de l’état du Massachusetts elle est également connue pour son équipe de basket, les Celtics. Comment ne pas citer Larry Bird, Ray Allen ou Kevin Garnett qui ont tous les 3 porté la tenue verte de la ville ? 

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