Fortune de France

Auteur : Merle, Robert

Format : 423 pages

Note :

La 4ème de couverture

De la mort de François 1er en 1547 à l’édit de Nantes en 1599, la France s’enlise dans l’épreuve des guerres de Religion. C’est dans ce pays dévasté, en proie à la misère, au brigandage, à la peste, à la haine, que grandit le jeune Pierre de Siorac, rejeton d’une noble famille périgourdine et huguenote, héros et narrateur du roman.
C’est tout une époque qui revit à travers l’histoire des Siorac, avec ses paysans, ses princes, ses hommes d’épée ou d’Eglise, ses truculences et ses cruautés ; sa langue, aussi, savoureuse, colorée, merveilleusement restituée au lecteur d’aujourd’hui.
Epoque où peu à peu va naître une exigence de tolérance et de paix, en écho au cri d’indignation et d’espoir de Michel de l’Hospital : « Ne verra-t-on la Fortune de France relevée ? »

Le pitch

Jean de Siorac et Jean de Sauveterre ont été anoblis grâce à leurs exploits militaires. Ils gèrent avec finesse et talent leur château. Ils savent également s’entourer et évitent ainsi tous les périls de l’époque. En effet, la famine, les épidémies (dont la peste), les attaques de brigands sont le quotidien des habitants du Royaume de France.
Jean est un huguenot mais épouse une catholique qui lui fera trois enfants : François, Pierre et Catherine.

L’avis de Julien

Nous voici plongés dans l’époque des guerres de Religion. La France se construit une unité mise à mal par la rivalité entre les protestants et les catholiques.
J’ai toujours aimé ces romans historiques car ils permettent de nous évader tout en apprenant.

Jean de Siorac est un personnage sympathique avec les défauts qu’ont souvent les héros de Robert Merle. Il est tellement habile qu’il en devient parfois un peu pénible.
Pour autant j’ai adoré me plonger dans cette France, rurale dans ce volume, et j’ai commencé à m’attacher aux personnages.
Si tu continues la saga (13 volumes), tu verras grandir Pierre, Samson (son demi-frère né d’une autre mère) et Miroul (son valet).

Pour moi Robert Merle est un exemple de polyvalence et c’est ce que j’adore dans tous ses bouquins. Il peut écrire des romans historiques tellement bien documentés, des romans de science-fiction ou d’aventure…quel talent !

La plongée dans cette époque est facilitée par l’emploi d’un vocabulaire notamment occitan proche de celui employé à l’époque. Un glossaire et des annexes facilitent la compréhension à la fin de l’ouvrage.

Pour briller en soirée

Robert Merle n’aimait pas Louis XIV et s’est refusé à écrire sur sa période de règne. Il était à ses yeux un personnage très antipathique comme nous le prouve cette interview datant de quelques années avant sa mort. 

 

Commentez l'article