Les fils de l’homme

Auteur : James, P.D

Format : 350 pages

Note :

Editeur : Le livre de poche

Année de parution : 1992

La 4ème de couverture

Dans l’Angleterre de 2021, frappée de stérilité comme le reste de la planète, plus aucun bébé n’a vu le jour depuis un quart de siècle. La population âgée s’enfonce dans le désespoir ; les derniers jeunes, jouissant de tous les droits, font régner la terreur ; le reste de la population s’accroche à une normalité frelatée sous l’autorité du dictateur Xan Lyppiat.
Cousin de ce dernier et historien, Théo Faron rencontre un soir une jeune femme, Julian, membre d’un groupuscule clandestin qui défie le pouvoir.
Julian va bientôt lui annoncer une nouvelle stupéfiante.

Le pitch

Sans que l’on sache réellement pourquoi, la population mondiale est frappée de stérilité. Plus un seul enfant n’est né depuis une vingtaine d’années.
L’Angleterre est le seul pays au monde à conserver une apparente normalité. En effet, Xan Lyppiat et son conseil règnent d’une main de fer sur le pays. Ceci permet à ses habitants de vivre plus ou moins en paix.
Théo, son cousin, est également prof d’histoire à la fac. L’une de ses anciennes étudiantes vient alors lui demander d’intercéder en faveur du mystérieux « groupe des poissons » auprès de Xan.
Les revendications sont claires : respect des immigrés et des prisonniers, assouplissement des inutiles tests de fertilité, abandon des Quietus (suicides collectifs pour les personnes âgés).
Cependant, cette rencontre avec Jullian va changer la vie de Théo et de l’humanité.

L’avis de Julien

Plus fan de littérature que cinéphile je suis parfois surpris par un film. Ce fut le cas en 2006 quand je suis resté scotché devant Les fils de l’homme de Cuaron au ciné.

Pas au courant que le point de départ de cette histoire était un livre j’ai donc mis 13 ans à en entamer la lecture.

L’auteure est PD James, Phyllis Dorothy pour les intimes, une écrivaine anglaise plus portée, selon « les Internets », sur les enquêtes policières so british. Elle n’a d’ailleurs écrit qu’un seul roman de science-fiction et j’avoue que c’est bien dommage.

Dans ce monde sans espoir et sans but, Théo, citoyen anglais, laisse filer le temps et tente de conserver une vie plus ou moins normale. Des femmes promènent des poupons dans des poussettes. Les personnages âgées se suicident collectivement. La vie en dehors des villes est anarchique et dangereuse.

Pour toutes ces raisons quand Jullian et son petit groupe contactent Théo, ce dernier malgré ses résistances va très vite s’investir corps et âme pour sauver ce qui lui semble juste.

Bizarrement, les critiques sur ce livre sont très partagées. Pour ma part je l’ai trouvé très bon (j’aime beaucoup les dystopies c’est peut-être pour ça…). Nous suivons Théo, fataliste et désabusé qui me semble un personnage intéressant. Les fils de l’homme pousse à la réflexion, notamment sur la fragilité de l’être humain et sur le mauvais sort que l’on réserve à notre planète. Les migrations humaines sont également abordées avec comme solution d’énormes centres de rétention aux périphéries des villes.

Pour briller en soirée

Une fois n’est pas coutume, j’ai lu le livre après avoir vu le film d’Alfonso Cuaron, et quel film !
Le réalisateur d’Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban mais aussi de Gravity, utilise le concept du livre de PD James pour livrer ce petit chef-d’oeuvre cinématographique.
Il place l’intrigue un peu plus tard dans le temps. Il modifie quelque peu les personnages, ajoute un but ultime à la quête et crée ce film. Tu le traverses en apnée, subjugué par le rythme, l’histoire et des plans séquences géniaux.
Bizarrement peu récompensé pour Les fils de l’Homme, il a reçu l’oscar du meilleur réalisateur pour Gravity.

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