Ravage

Auteur : Barjavel, René

Format : 313 pages

Note :

La 4ème de couverture

De l’autre côté de la Seine une coulée de quintessence enflammée atteint, dans les sous-sols de la caserne de Chaillot, ancien Trocadéro, le dépot de munitions et le laboratoire de recherches des poudres. Une formidable explosion entrouvre la colline. Des pans de murs, des colonnes, des rochers, des tonnes de débris montent au-dessus du fleuve, retombent sur la foule agenouillée qui râle son adoration et sa peur, fendent les crânes, arrachent les membres, brisent les os. Un énorme bloc de terre et de ciment aplatit d’un seul coup la moitié des fidèles de la paroisse du Gros-Caillou. En haut de la Tour, un jet de flammes arrache l’ostensoir des mains du prêtre épouvanté.

Le pitch

J’ai découvert Barjavel un peu par hasard en lisant La Nuit Des Temps (comme beaucoup). J’étais au lycée et j’avais été happé par l’histoire d’Eléa et de Païkan à travers les temps.
Depuis il m’arrive régulièrement de lire un nouveau Barjavel. La liste n’est malheureusement pas exhaustive mais il est quand même très rare que je sois déçu.
Ravage ne m’est donc pas resté très longtemps inconnu.
La 4ème de couverture ne résumant pas vraiment l’oeuvre, je vais donc le faire :
Brusquement et sans explication particulière, plus aucune machine ne fonctionne. L’électricité disparaît et la société toute entière, nous sommes environ en 2050, est plongée très rapidement dans le chaos.
François Deschamps, accompagné d’un groupe, décide alors de fuir Paris pour rejoindre la Provence.
Nous suivons donc le périple de François à travers une France qui est en train de vivre un retour au monde rural.

L’avis de Julien

Ravage est donc un roman post-apocalyptique, qui n’est pas sans me rappeler de nombreux autres comme la route de Mc Carthy, Malevil de Robert Merle, je suis une légende de Matheson, Silo de Hugh Howey (à lire !!!) ou des films comme les fils de l’homme ou le jour d’après.
J’avoue d’ailleurs adorer ce genre de films…
Dans Ravage on ne sait pas vraiment ce qui a déclenché cette arrêt de l’électricité mais on découvre qu’en très peu de temps toute la France sombre dans l’hystérie et la folie et que tout est paralysé.

J’ai l’impression que Barjavel a toujours critiqué le monde moderne dans ses romans. Ici la sur-machinisation (pas sur que ça se dise…) est mise en avant et l’on se rend compte que sans électricité l’homme n’est plus capable de grand chose : les cadavres étant conservé dans des caisson réfrigérés dans les appartements se mettent à se décomposer, les aliments pourrissent, les maladies sont de retour…

Je te conseille comme tu t’en doutes Ravage qui fait partie des grands classiques de la science-fiction à la française.

Pour briller en soirée

Je connaissais le René Barjavel génial auteur et précurseur français dans le domaine de la science-fiction.
Je connaissais un peu moins le René Barjavel essayiste et philosophe comme dans la faim du Tigre.
Découverte : il était également dialoguiste et scénariste notamment dans Don Camillo !

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