Le sorceleur

Auteur : Sapkowski Andrzej

Format : 927 pages

Note :

Editeur : Bragelonne

Année de parution : 1990

La 4ème de couverture

À travers les plaines arides et les montagnes escarpées des Royaumes du Nord, un homme avance seul.
En ces temps obscurs, il est l’un des rares à ne pas craindre les terribles créatures qui croisent sa route. Car Geralt de Riv est un sorceleur : un mercenaire initié aux secrets d’une ancienne magie.

Il suit son propre code de l’honneur dans un monde qui a oublié le sien, avec l’espoir inavoué de réaliser son dernier vœu : retrouver son humanité.
Sa rencontre avec la petite Ciri, l’Enfant élue, va donner un sens nouveau à l’existence de ce héros solitaire. Geralt cessera-t-il enfin de fuir pour affronter la providence et découvrir son véritable destin ?

Le pitch

Geralt est un sorceleur. Formé dès son enfance à cet art voué à disparaître, il tue les monstres, désenvoute les humains en échange d’un salaire. Cependant, un véritable code régit sa façon de pratiquer. Il préfère en effet vivre sans un sou plutôt que de tuer des créatures conscientes ou innocentes.
Geralt, donc, parcourt le monde, au gré d’aventures toutes plus rocambolesques les unes que les autres à la recherche de sa part humaine qui a disparu pendant sa formation.

L’avis de Julien

L’édition que j’ai lue comprend Le Sorceleur – Livre 1 le dernier vœu ainsi que Le Sorceleur – Livre 2 l’épée de la providence.

Pendant son enfance, Géralt a été formé pour devenir un sorceleur. Gavé de narcotiques, soumis à des mutations génétiques, il est maintenant doté de pouvoirs extraordinaires. Extrêmement rapide, nyctalope et entraîné au combat il ne craint rien, ni personne. Seule la mort le poursuit.
Il est pourtant vulnérable, physiquement notamment, ses rencontres avec une strige, une kikimorrhe, des dragons ou autres sirènes le prouveront. Mais c’est pourtant mentalement que Geralt souffre le plus. Son histoire avec la magicienne Yennifer ou ses interrogations sur la Providence lui joueront de nombreux tours.

Plutôt fan de Fantasy, l’assassin royal fut un de mes livres de chevet, je suis entré avec plaisir dans cet œuvre dense et célèbre.
Dans cet univers plutôt moyenâgeux, de nombreux mythes sont évoqués. Des influences diverses foisonnent dans l’écriture de Sapkowski, des contes traditionnels (Blanche-Neige, la belle et la bête) à des références scandinaves ou d’Europe de l’Est. Ce mélange est assez sympa à lire.

Le personnage principal, Geralt est froid et calculateur au premier abord. Cependant, son humanité est bien présente. Sorte de tueur à gage de monstres, il analyse tout et selon les cas n’hésite pas à en épargner certains. Le barde Jasquier l’accompagne. Il est bavard, séducteur et amène un peu de légèreté.
Ce qui m’a gêné durant une bonne partie du roman, c’est cette impression de successions de nouvelles. Sans ligne directrice, nous suivons juste les aventures du Loup-Blanc (surnom donné à Geralt).
Ses discussions avec une prêtresse qui le soigne dans un couvent servent de liant entre les nouvelles.
Heureusement cette trame narrative évolue dans le Livre 2, et l’intérêt s’en trouve réellement accru. Son histoire avec Ciri, petite fille liée au sorceleur par un pacte et la Providence amène ce petit supplément d’âme à l’histoire.

À la moitié de ma lecture, je pensais m’arrêter. Pourtant, 400 pages plus tard, j’avoue être tenté par la suite en espérant qu’elle soit du même acabit.

Pour briller en soirée

Comme je l’ai écrit lors de mon avis, le premier livre du Sorceleur ressemble singulièrement à un recueil de nouvelles. Les petits chapitres de discussions avec la prêtresse, permettent de donner une unité au livre, de créer un liant entre ces aventures isolées.

Evidemment, cette trame narrative porte un nom. C’est un fix-up.
La science-fiction en regorge, Fondation d’Isaac Asimov ou les Chroniques Martiennes de Bradbury en sont les représentants les plus connus.

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