Silos Origines

Auteur : Howey, Hugh

Format : 564 pages

Note :

Editeur : Actes Sud

Année de parution : 2013

La 4ème de couverture

Attention, ne pas lire cette chronique sans avoir terminé le premier Silo. Ce serait dommage…

2049. Le député Donald Green, sollicité par le sénateur Thurman, travaille à la conception de ce qu’il croit être en passe de devenir un immense abri anti-nucléaire, haut comme un gratte-ciel, mais enterré.

2052, comté de Fulton, Géorgie. Le jour de l’inauguration de ce complexe architectural, un escadron de bombardiers survole la foule. Un roulement de tonnerre, une lumière aveuglante, des nuages en forme de champignon, les sirènes d’alerte au bombardement se déclenchent. Dans la panique générale, Donald est contraint à entrer dans un silo sans avoir réussi à retrouver sa femme, Helen.

2110. Troy se réveille difficilement de son sommeil cryogénique. Il doit prendre son poste à la tête de tous les silos. Mais qui est-il ? Et pourquoi l’oblige-t-on à avaler ces pilules censées provoquer l’amnésie ?

Deuxième volet, en forme de préquel, d’une trilogie déjà culte outre-Atlantique, Silo Origines confère à l’univers imaginé par Hugh Howey une ampleur et une complexité saisissantes.

Le pitch

Roman post-apocalyptique, nous découvrons à travers une narration croisée l’imagination, la création et la mise en œuvre des silos.

Rouage indispensable de cette trilogie désormais culte, le lecteur comprendra à travers cet ouvrage comment l’homme a été l’instrument de sa propre perte.

Donald, Troy, Helen, Mick, Anna, Thurman, le Silo 18…. tous ont un rôle plus ou moins conscient et volontaire dans ce nouvel ordre mondial.

L’avis de Julien

Après avoir lu Silo puis Silo Générations de nombreux lecteurs du blog de Cassiopée m’ont fait remarquer que ne pas lire Silo Origines était vraiment dommage (et idiot ?).
En effet c’est à travers ce 2ème opus de la série qu’Hugh Howey nous livre de précieuses informations.

Construit comme un prequel nous découvrons en effet les hommes à l’origine de l’élaboration de ces silos ainsi que leur motivation : créer une sorte de purge de l’humanité afin de rendre la planète à ceux ayant survécu, plusieurs centaines d’années plus tard. Un reboot quoi !

Les conflits latents entre grandes nations devant conduire à une extermination totale, pourquoi ne pas la devancer et permettre une porte de sortie, plus tard, bien plus tard ? C’est en tout cas l’avis du sénateur Thurman et son équipe.

La narration croisée, mêlant passé lointain et passé récent nous permet de comprendre le fonctionnement interne des Silos qui se soulèvent et nous mènent même jusqu’à Juliette (il faut avoir lu le 1).

Les différents points de vue ainsi que les narrateurs différents permettent au lecteur de comprendre que tout choix est compliqué.

Dans ce monde post-apocalyptique nous naviguons donc entre le point de vue d’un « leader », Donald, et celui d’un personnage anonyme dans un des 50 silos.

Riche, parfois complexe, j’ai beaucoup aimé ce roman. La vie dans les Silos est toujours aussi oppressante (bien que nous passions beaucoup moins de temps à les découvrir dans cet opus) et je trouve l’idée de départ de l’auteur toujours aussi géniale.

Je ne veux pas surcharger cet avis mais dans Silo Origines on parle aussi de cryogénisation, de nano-technologie, de suppression de la mémoire… ça donne envie, non ?

Je conseille donc encore plus cette trilogie !

Pour briller en soirée

Silo est donc une trilogie. De nombreuses auteurs considèrent que ce format est idéal pour développer une histoire jusqu’à son terme. A moins que ce ne soit pour surfer sur la vague quand le premier volet fonctionne bien ?
Avant d’aller chercher sur le net me vient évidemment à l’esprit le seigneur des anneaux de Tolkien. 
En France Werber et ses fourmis avait eu un beau succès et il y a bien plus longtemps Dumas (père ? fils ? je ne sais jamais) avec ses mousquetaires également. 

Sinon et si l’on bascule dans le cinéma, comment ne pas parler de Retour vers le futur avec Michael J. Fox ? Doc, la Deloréane, Biff, les tas de fumier… merci Robert Zemeckis d’avoir triplé mon plaisir. 

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